• L'empreinte carbone des coureurs de marathon : entraînement et course

Article en anglais publié dans Environment Research and Public Health le 09 mars 2021

 

Co-auteurs : Laurent Castaignède, Frédéric Veny, Jonathan Edwards, Véronique Billat (BillaTraining SAS).

  • Résumé (traduction de l'abstract)

Courir un marathon laisse une empreinte carbone significative concernant les émissions de CO2 ; par exemple, 37% des participants au marathon de New York arrivent de l'étranger. L'objet de cette étude est d'estimer l'empreinte carbone d'une personne qui s'entraîne et participe à un marathon ; plusieurs pistes de réduction de cette empreinte sont proposées sous l'angle des transports. L'influence de la nourriture et de l'hygiène sur l'entraînement et la course ont aussi été examinés.

Méthode : nous avons estimé l'empreinte annuelle d'une personne s'inscrivant à un marathon. Ont été pris en compte l'ensemble de l'entrainement, les courses et les trajets (locaux et internationaux) d'une personne (de région parisienne dénommée "Henri"), avant de les comparer à celles de compatriotes jouant au tennis ou s'intéressant au football. Nous avons évalué les émissions associées aux chaussures, aux vêtements, aux livres, aux magazines, aux assurances, aux trajets, à l'hygiène, au lavage, au matériel électronique et au supplément de nourriture. Concernant les compétitions, nous avons évalué et comparé les émissions de trajets vers des destinations nationales et internationales (New York).

Résultats : nous avons évalué que notre coureur a émis 4.3 tonnes équivalent CO2 (tCO2e) en incluant tous les gaz à effet de serre. L'impact du trajet transatlantique correspond à 3.5 tCO2e, soit 83% du total. Comparé à l'empreinte annuelle moyenne d'un français qui est d'environ 11 tCO2e, cela correspond pour Henri à un supplément de 40%.

Conclusions : En se focalisant sur une année d'entraînement et de compétition de marathon, et en comparant des trajets locaux et internationaux, cette activité sportive induit une empreinte carbone potentiellement significative que les coureurs et les organisateurs doivent considérer. Nous souhaitons ainsi répondre à une préoccupation grandissante de coureurs de marathon qui s'interrogent sur l'empreinte carbone de leur pratique sportive au regard d'une nouvelle tendance environnementale qui consiste à ne plus voyager et se contenter d'épreuves locales. Quoi qu'il en soit, la représentativité de cet exemple demeure faible et ne nécessite pas de confrontation statistique car il ne s'agit que d'une simulation théorique d'un entraînement classique et de pratiques de compétition de coureurs de marathon.


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