première diffusion octobre 2009 - dernière mise à jour novembre 2016

 

  • Bilan des émissions mondiales

Voici ci-dessous les émissions mondiales de gaz à effet de serre 1970-2010 par nature de gaz et 2010 par activité (source GIEC 2014, rapport de synthèse) :

Les effets du CO2 en font aujourd'hui le gaz majeur, mais pas exclusif, avec 3/4 de la contribution à l'effet de serre d'origine anthropique.

Suivent ensuite les effets du méthane CH4 (essentiellement issu de l'élevage), et du protoxyde d'azote N2O (essentiellement issu de l'agriculture). L'effet de la vapeur d'eau stratosphérique (et notamment les trainées de condensation des avions) n'est pas pris en compte dans ce diagramme qui est limité aux six familles de gaz à effet de serre du protocole de Kyoto.

Les gaz fluorés HFC et PFC, beaucoup utilisés pour les besoins de systèmes de réfrigération, très hautement contributifs par kg émis, représentent au global une part faible.

Les gaz CFC, contributeurs significatifs à l'effet de serre par leur présence dans l'atmosphère, interdits par le protocole de Montréal (du fait qu'ils détruisaient aussi l'ozone stratosphérique), ne font aujourd'hui plus l'objet d'émissions significatives.


Même si la production d'électricité est un secteur très émissif avec 1/4 des émissions, aucun secteur n'est véritablement prédominant. Toute démarche de réduction significative les concernent donc tous.

 

  • Bilan des émissions françaises

Emissions 2012 : environ 500 Millions de tonnes équivalent CO2, soit presque 1 % des émission mondiales.

Cette estimation (source CITEPA 2016) inclue les transports maritime et aérien internationaux, mais pas le CO2 « offshore » qui est la balance CO2 des importations / exportations. Ainsi, les émissions moyennes d'un français sont actuellement d'environ 7.5 tonnes équ. CO2 / an sur le territoire mais environ 10 à 11 tonnes équ. CO2 / an en incluant ce supplément (source CGDD, nov. 2015).

     

Le CO2 est le gaz majeur, avec près des 3/4 des émissions anthropique, soit une proportion relative du même ordre que celles des émissions mondiales..

La transformation d'énergie représente en France deux fois moins que la proportion mondiale, du fait de l'existence de la filière nucléaire dans la production d'électricité, peu émettrice de gaz à effet de serre.

A l'image du reste du monde, toute réduction significative concerne l'ensemble des secteurs d'activité.

 

  • Bilan Carbone® moyen d'un Français

La synthèse suivante a été réalisée à partir de l'outil "bilancarbonepersonnel.org". Les émissions totales, incluant une partie des produits de consommation, sont ici estimées à environ 11 tonnes équ. CO2 par an et par français :

Ce diagramme illustre les émissions françaises, avec leurs lourdes dépendances associées.

  • Logement : au delà de la prédominance du chauffage et de l'intérêt évident d'entreprendre des travaux massifs de rénovation énergétique ou de construction sobre (cf dossier logement), il convient de ne pas négliger le poste "électricité" qui apparaît ici faiblement valorisé par l'utilisation de facteurs d'émission moyens assez favorables, alors que les économies (ou a contrario les augmentations), ont un impact significativement supérieur (détails au chapitre sur le contenu de l'électricité).
  • Transport : les études illustrent la faible part des transports en commun et la dépendance à l'usage des véhicules individuels qui souligne une nécessaire remise en cause des habitudes de conception et de choix des modèles (cf dossier automobile). Le transport aérien, notamment de loisir, apparaît aussi comme un facteur significatif nous amenant à devoir reconsidérer l'internationalisation des usages de loisirs.
  • Alimentation : beaucoup de questions se posent sur la nature particulièrement carnée de notre alimentation, ainsi que sur tous les modes de production, de conservation et de transport de l'ensemble des produits courants.
  • Consommation : l'analyse détaillée de ce poste met en relief la notion de "CO2 offshore" ou de "fuite de carbone", c'est à dire des gaz à effet de serre émis à l'étranger pour produire les biens consommés en France, aux émissions globalement supérieures à celles des produits fabriqués en France et exportés.

Ces analyses reposent toutes sur la notion de Bilan Carbone®, dont l'étendue du périmètre d'analyse est nécessaire pour appréhender les enjeux et les leviers de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre.

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Analyse d'impacts envronnementaux